L’enrobé Imprimé

 

Lenrobé imprimé, procédé plus connu sous le nom de « StreetPrint », adopte des techniques de revêtements routiers auxquelles sont appliquées des textures et des teintures différents de par les impératifs des contextes thématiques, publiques, industriels où résidentiels.

     Le procédé dapplication génère des impressions simulant avec grand réalisme différents calepinages de brique, de pavé, dardoise ou encore de pierre, dans des délais record, permettant ainsi lexploitation quasi immédiate des surfaces traitées dès la fin de louvrage. Il utilise en guise de matrices dimpression des grilles conçues pour des usages répétitifs appliqués dans de lenrobé ou de lasphalte à chaud au moins sur 2,5 cm, compacté à pleine densité et suffisamment chaud pour permettre sa déformation. Les grilles soudées à larc dans tous les décors standard, sont fabriquées en acier spécial, tressé en câble. Ce type de tressage est particulier afin quil résiste aux déformations permanentes et quil fournisse la souplesse nécessaire pour sadapter à la topographie du site dapplication de louvrage, tout en permettant de relever les grilles à proximité dun trottoir ou dun mur. Enfin à la fin des travaux dimpression, un enduit teinté spécialement homologuée pour le procédé est appliqué, ce dernier sincruste dans les porosités de lenrobé ou de lasphalte permettant ainsi une parfaite résistance aux agressions dues à la circulation, si enfin cette technique est souvent retenue, il est conseillé dutiliser un support (enrobé ou asphalte) teinté dans la masse.
Aujourdhui diffusé dans plus de 35 pays dans le monde, le procédé permet de répondre aux besoins de toutes les contraintes quelles soient celles des circulations piétonnes, des esplanades et grandes places ou bien encore voies carrossables.
Bien quelle ait connu une évolution sensible depuis quelque temps, lactivité relativement nouvelle des pépinières est en passe de connaître un développement soutenu dans les grandes villes marocaines.
Pour faire le point , en cerner les atouts et les faiblesses, nous sommes allés à la rencontre dun nom connu de la profession , Sadek Tazi ,qui dirige une enseigne-leader ,la pépinière Palm Orchids, basée à Casablanca. Sadek Tazi est représentatif de cette vague de pépiniéristes qui ont donné naissance à une nouvelle économie.

Pourriez-vous tout dabord nous situer lhistoire de lhorticulture ornementale au Maroc et à quand remonte-t-elle au niveau contemporain ?

Cest avec lépoque du Maréchal Lyautey que nous pouvons parler véritablement dintroduction de lhorticulture ornementale au Maroc. Cétait au début du siècle dernier, au moment de la mise en place des schémas-directeurs des grandes villes comme Casablanca, Rabat ou FèsIl a tout de suite été confronté avec son staff darchitectes à un manque de pépinières .Il a donc crée le Jardin dEssais à Rabat, où un travail magnifique dimplantation a été accompli avec des espèces en provenance de toutes les colonies et même dailleurs, comme dAfrique du Sud ou dAmérique et même dAsie comme le VietNam . Ceci a donné naissance par la suite à une multiplication des pépinières .Mais bien avant eux ,les Arabes avaient déjà introduit loranger, lolivier et dautres espèces de Chine ou dAfghanistan ,mais pour des raisons économiques essentiellement et non ornementales.

Quelle serait votre définition du paysagisme ?

Le paysagisme cest larchitecture des espaces verts, des plantescest un travail, disons, de nature architecturale ou de nature au service de larchitecte. Dune autre manière et si lont peut le résumer ainsi, cest la nature apprivoisée au profit de lespace citadin, par lhomme de la cité pour tout dire.

Pour en revenir aux origines de la botanique moderne, quelles sont les nations pionnières qui ont le plus fait pour la vulgarisation et la reproduction des espèces ?

Les grandes nations colonisatrices comme la France ,la Grande-Bretagne, lEspagne , le Portugal ou bien encore la Hollande , tous ces pays avaient accordé de limportance à la botanique dans leur découverte du nouveau monde ,de nouvelles contrées et continents. Leurs recherches étaient axées et focalisées prioritairement sur les moyens de répondre à leurs besoins alimentaires et médicinaux, bien avant lornemental. Lintérêt pour eux était de trouver la nouvelle tomate, la nouvelle espèce dail, la plante idoine pour guérir la fièvre jaune ou le paludisme ou bien encore celle destinée à produire un tabac de bonne qualité. Laspect ornemental est venu bien après. Je citerai la France, la Grande-Bretagne et la Hollande comme les 3 pôles botaniques majeurs dans le monde. Je pense que le plus grand botaniste est pourtant suédois et quil doit sa célébrité au fait quil exerçait ses talents dans les grandes cours royales en Europe.

Quels regards portez-vous sur la culture in-vitro, pour le marché de l ornemental ?

Cette culture ne peut se concevoir que dans lhypothèse dune très forte demande et dun marché à fort potentiel. Actuellement au Maroc, celà se vérifie avec certaines espèces de tomates et pour le palmier à huile pour lesquels les porno plants sont reproduits dans des proportions considérables. Il en va bien autrement pour lornemental vu létroitesse du marché.
A ma connaissance, les seuls laboratoires qui existent actuellement travaillent sur le palmier-dattier, le bananier, la betterave à sucre, ou encore la pomme de terre et nont pas de vocation commerciale puisquils relèvent beaucoup plus du domaine de la recherche.. Il est prématuré, à mon avis, de parler de culture in-vitro pour ce qui concerne lornemental.