publié le 21 avr. 2013 16:59 par Contact RFCP
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mis à jour le·29 avr. 2013 05:39 par Administrateur web RFCP
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La construction bois/paille prend de la hauteur
Désormais
les constructions bois / isolation paille ne sont plus cantonnées à de
faibles hauteurs à l'image de la résidence Jules Ferry construite dans
les Vosges. Le bâtiment passif à ossature bois, isolé par de la paille,
compte en effet 7 étages !
Force est de constater que les filières construction bois / isolation paille se sont professionnalisées
ces dernières années. Les procédés de fabrications se sont
perfectionnés tandis que les expérimentations ont permis de dépasser les
appréhensions, notamment en ce qui concerne la résistance au feu.
Le label Passiv Haus au sommet des 7 étages
La résidence Jules Ferry, située à proximité du centre de ville de
Saint Dié des Vosges (88) est conçue autour de 2 bâtiments de conception
urbaine et architecturale bioclimatique.
Grâce à son enveloppe constituée de panneaux de structure bois massif
d'épicéa contrecollé associés à des caissons préfabriqués remplis de
paille le coefficient de transmission thermique U
des parois est deux fois supérieur à celui exigé par la RT2012. Avec
une pompe à chaleur géothermique, une ventilation double flux et des
capteurs solaires thermiques, ces bâtiments passifs ont été certifiés PassivHaus (15 kWh/m2).
Baptiste Clarke
© Tous droits réservés Actu-Environnement Article_Actu_Environnement_Un bâtiment bois/paille de 7 étages Un reportage vidéo sur cette construction exceptionnelle !
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publié le 11 avr. 2013 08:18 par Administrateur web RFCP
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mis à jour : 11 avr. 2013 08:21
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Faire de la maison en paille un exemple
"D’extérieur, on peut difficilement imaginer qu’il s’agit d’une maison en paille." le 11/04/2013
Le projet « Feuillette » a pour but de créer des
logements participatifs, d’offrir un lieu de formation et de mener des
analyses dans la maison.
La plus vieille maison en paille d'Europe est située à
Montargis. Elle a été construite par l'ingénieur Émile Feuillette en
1920. Le Réseau français de la construction en paille (RFCP), qui a
décidé de l'acquérir (lire ci-dessous), veut en faire un centre national
de la construction en paille qui s'articulera autour de trois pôles.
La maison Feuillette en elle-même tout d'abord. Elle s'étale
sur une surface de 110 m ² et deux niveaux. Elle est en ossature bois et
remplie de bottes de paille. Des travaux de restauration devront y être
menés mais ils seront modestes (portes, fenêtres, mise en conformité de
l'installation électrique, installation d'une alarme incendie…). Car
après 93 ans, elle est « la preuve par l'exemple » que ces constructions
s'inscrivent dans la durée, pour reprendre les mots de Manas Melliwa,
coordinateur du projet Feuillette. Accueillir des chantiers-écoles Le
réseau de la construction en paille voudrait y réaliser des relevés en
3D, analyser les consommations de chauffage, implanter des sondes de
température dans les parois… qui feront l'objet de rapports d'études.
Une autre idée, en parallèle, est d'y installer des chambres d'hôtes.
Le second pôle serait le hangar qui existe déjà. Il date lui
aussi de 1920 et est construit sur la même ossature que la maison
Feuillette. Une réfection est là aussi nécessaire. Un bâtiment sera
construit en dessous. « L'objectif est d'en faire espace de formation et
d'information », souligne Manas Melliwa.
Il abritera des bureaux, des maquettes de parois représentant
les différentes façons de construire en paille… L'idée est qu'il
accueille des chantiers-écoles pour permettre à des stagiaires de se
former. Faire arriver le projet à terme à l'horizon 2016 Enfin,
l'association veut profiter de la grandeur de la parcelle pour y
construire un nouveau bâtiment constitué de logements participatifs.
Toujours sur le principe de la construction en paille. Il comprendrait
cinq logements, une buanderie, un local de stockage, de recyclage des
déchets mis en commun, un jardin. Le but étant de rendre plus vivant le
site et de contribuer à l'équilibre financier du projet sur du long
terme.
Le Réseau français de la construction en paille a établi un
prévisionnel sur trois ans. Chaque phase prenant une année, l'idée est
que le projet arrive à terme en 2016.
Pratique. Pour la souscription en ligne : www.maisonfeuillette.fr ; par chèque : RFCP Liffernet, 46.100 Lunan.
Aurélie Richard aurelie.richard@centrefrance.com
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publié le 6 nov. 2012 04:36 par Administrateur web RFCP
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mis à jour : 6 nov. 2012 04:37
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Solutions techniques
Comment ça marche : la construction en paille
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05/11/2012 |
16:14 |
Règles et normes
© Editions Le Moniteur
Construction en paille
Les bottes de paille utilisées dans la construction proviennent
de la culture de céréales (blé, triticale, seigle, orge, etc.) hors
avoine. La paille de blé compressée constitue un isolant thermique et
phonique performant et régule l’humidité des pièces en assurant la
respiration du matériau. Les bottes de paille sont mises en oeuvre comme
remplissage des murs extérieurs, intérieurs, des toitures, des combles
et des cloisons.
Une double structure en bois poteau-poutre-charpente permet
d’insérer les bottes de paille posées sur chant, à plat ou
verticalement, en quinconce ou empilées les unes sur les autres de
manière jointive, assurant à la fois le rôle de remplissage et
d’isolation de la paroi. Les dimensions des bottes sont légèrement
supérieures aux dimensions des volumes dans lesquels elles sont
insérées, au plus près des ossatures et des parements, de manière à ne
laisser aucun jeu. Les vides éventuels de la structure doivent être
comblés.
Vue d’ensemble d’une construction en paille
© Editions Le Moniteur
Vue d’ensemble d’une construction en paille
Terminologie des parties visibles d’une botte de paille
© Editions Le Moniteur
Terminologie des parties visibles d’une botte de paille
Détails et revêtements des murs extérieurs
Les revêtements extérieurs sont choisis selon leur niveau de
protection aux intempéries et la situation du bâtiment. On distingue,
par ordre croissant de protection, les enduits de terre, de terre avec
finition à la chaux, de terre stabilisée, de chaux, les bardages et les
vêtures.
Détail d’un mur extérieur avec bardage bois
© Editions Le Moniteur
Détail d’un mur extérieur avec bardage bois
Détail d’un mur extérieur avec enduit de finition
© Editions Le Moniteur
Détail d’un mur extérieur avec enduit de finition
Enduits
Les enduits sont mis en oeuvre sur une légère couche de barbotine qui
pénètre dans la paille. L’épaisseur cumulée minimale des enduits
appliqués doit être suffisante pour couvrir totalement les fibres de la
paille.
Différentes couches d’enduit
© Editions Le Moniteur
Différentes couches d’enduit
Menuiseries
Les menuiseries doivent assurer la continuité de l’étanchéité à
l’eau, à l’air et minimiser les ponts thermiques. Les appuis et tableaux
sont conçus de façon à rejeter vers l’extérieur toutes les eaux reçues
ruisselant sur leur surface.
Appui en bois - Finition linteau avec retour enduit
© Editions Le Moniteur
Appui en bois - Finition linteau avec retour enduit
Étanchéité en pied de mur
La liaison entre le mur et le soubassement comprend une rupture
capillaire qui empêche les remontées d’humidité vers les bottes de
paille, et un dispositif de protection contre les rejaillissements
(garde au sol, larmier).
Exemple de liaison entre soubassement et paroi verticale
© Editions Le Moniteur
Exemple de liaison entre soubassement et paroi verticale
Isolation thermique des toitures et plafonds
Les bottes de paille sont disposées entre les éléments porteurs, ou
sur ceux-ci entre des raidisseurs qui supportent la couverture.
Exemple de remplissage entre les éléments porteurs
© Editions Le Moniteur
Exemple de remplissage entre les éléments porteurs
Mise en oeuvre des angles
Des montants en bois disposés en équerre ou des dispositifs
équivalents assurent le maintien des bottes d’angle. Les vides sont
comblés avec un matériau isolant de caractéristiques proches de celles
de la paille.
Principe de disposition de montants et bottes d’angle
© Editions Le Moniteur
Principe de disposition de montants et bottes d’angle
Ce document est un extrait du bimestriel "Complément
Technique", publié par les Editions du Moniteur, qui analyse les
principaux textes et normes. Vous pouvez vous le procurer en cliquant ici
| Source LE MONITEUR.FR
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publié le 14 juin 2012 06:57 par Administrateur web RFCP
14.06.12
Le siège d’Ecocert s’agrandit avec
la construction d’un nouveau bâtiment sur le site de Lamothe à L’Isle
Jourdain. Ce chantier, débuté en novembre 2011 pour une livraison en
Janvier 2013, a pour objectif de réunir les effectifs du Groupe dans un
cadre de travail optimal. Le
nouveau siège d’Ecocert se structurera autour de 3 bâtiments, reliés par
des cheminements et un jardin paysager : le dôme (210 m2), le bâtiment
existant (500m2) et le nouveau en cours de construction (2025m² sur 4
niveaux). 
Des caractéristiques techniques innovantes L’utilisation de matériaux naturels.
Le nouveau bâtiment sera l’un des plus hauts et plus grands (en surface) bâtiments en paille d’Europe.
La paille est intéressante à plusieurs titres : son coût de
construction peu élevé, ses propriétés isolantes exceptionnelles, et sa
mise en œuvre nécessitant peu d’énergie. Un niveau est construit en
béton et fibre de bois, et trois niveaux en bois et paille, le noyau
central sera enduit en terre, et le sol couvert linoléum, matériau
naturel à base de lin. Un bâtiment à énergie positive. Le bâtiment a été étudié pour réduire les consommations d’énergie.
L’isolation thermique performante limite les besoins de chaleur et de
refroidissement (assurés par géothermie). L’optimisation de l’éclairage,
de la ventilation, de l’eau chaude, permet d’atteindre une consommation
très faible : 7700€/an pour 140 personnes, soit moins de 55€/personne
et par an, Des panneaux photovoltaïques compenseront l’intégralité de la
consommation électrique et le bâtiment produira plus d’énergie qu’il
n’en consomme.
Grâce à
ces propriétés, la construction du bâtiment a bénéficié des subventions
du Conseil Régional Midi-Pyrénées, de l’ADEME et de l’Union Européenne,
au titre de l’appel à projet « Bâtiment économe de qualité
environnementale en Midi-Pyrénées – PRELUDDE » représentant 4% du
financement global. 
Cérémonie du 12 juin 2012 : « Pose de la 1ere botte de paille » 
Ce
sont plus de 100 personnes, invités protocolaires, journalistes,
salariés et direction d’Ecocert, qui ont été réunis le 12 juin lors de
la pose symbolique de la 1ère botte de paille. Des visites du chantier
en cours ont pu être menées en présence de M. Vidal et M. Malvy, Président du Conseil régional Midi-Pyrénées.
L’inauguration officielle du nouveau bâtiment est prévue au printemps 2013.
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publié le 4 juin 2012 03:16 par Administrateur web RFCP
25/05/2012
La construction paille consolide ses fondations en région Centre
Première région céréalière de France et d’Europe, la
région Centre est une véritable opportunité pour les partisans des
constructions qui intègrent la paille en tant qu’isolant. Elle se veut
d’ailleurs la région pilote. Il existe déjà une centaine de projets
aboutis ou en cours, et le conseil régional confirme, par la voix de ses
vice-présidents, Marie-Madeleine Mialot et Gilles Deguet, sa volonté de
soutenir la structuration de la filière. Le réseau s’emploie à réaliser
cette structuration. Un site internet va être ouvert en juillet. Une
bonne centaine de personnes son présentes ce vendredi 25 mai à la
première journée des rencontres de la construction paille qui se
tiennent à l'école d'ingénieurs Polytech Orléans.
Près de 8
millions de tonnes de céréales sont cultivées en région Centre par an.
La paille représente environ 42% de ce volume, et l’on considère qu’il
faut en moyenne environ 2 tonnes de paille pour contribuer à l’isolation
d’une maison. Il y a donc de la ressource pour plusieurs centaines de
constructions par an.
Les aides conditionnelles de la Région Centre font émerger des projets d’éco-construction
"Il y a un enjeu économique sur le
territoire", met en avant Marie-Madeleine Mialot. "Il vous appartient
de le développer et il nous appartient de vous aider". Désormais, les
aides de la Région Centre aux entreprises artisanales sont conditionnées
à des projets d’éco-construction. Du coup, "nous voyons arriver
davantage de dossiers d’éco-construction", rapporte l’élue régionale,
députée d’Eure-et-Loir. Et la Région soutient la structuration de la
filière. Elle est pilote dans ce domaine.
Gilles Deguet rappelle pour sa part qu’un des enjeux majeurs c’est celui de la limitation des gaz à effet de serre,
auquel concourent l’isolation des bâtiments et les économies d’énergie.
Il attire l’attention sur le fait qu’il faut s’intéresser à l’énergie grise,
c’est-à-dire à l’utilisation de matériaux dont la production a
nécessité le moins d’énergie possible, et pas seulement au degré de
performance énergétique d’un bâtiment. De plus, les maisons à base de
paille sont des puits de carbone, et leur fin de vie ne pose pas de
problème.
Les atouts ne manquent pas, et "la construction paille est une construction très technique, qui a bien sa place au 21e
siècle, mais à condition qu’il y ait une approche filière", poursuit
Gilles Deguet. D’autant qu’il peut y avoir d’énormes opportunités dans
la rénovation.
La paille offre des performances
supérieures aux normes de la RT 2020, assure Dashnor Hoxha,professeur
des universités à Polytech Orléans, et directeur du projet de recherche
PROMETHE. Avis corroboré par
Luc Foissac, administrateur du Réseau français de la construction
paille : "On sait faire du bâtiment passif avec de la paille, et on est
déjà prêts pour la RT 2020".
Polytech : des formations et des laboratoires de recherche en phase avec le développement durable
La formation fait partie de la
structuration de la filière. Et Christophe Léger, directeur de l’école
d’ingénieurs Polytech Orléans, qui accueille la 14e édition
des Rencontres de la construction paille du 25 au 27 mai, en profite
pour attirer l’attention sur deux spécialités directement en relation
avec le sujet.
Polytech Orléans propose une
spécialité Génie civil, avec une option « construction durable », et une
spécialité Intelligence du bâtiment, qui a ouvert à Châteauroux en
septembre 2011.
Cette école d’ingénieurs d’Orléans
est également impliquée dans trois laboratoires de recherche : le
PRISME, le CRMD (matière divisée) et l’ISTO (Institut des sciences de la
Terre), "qui conjuguent des compétences sur la caractérisation
multi-échelles des matériaux naturels, et leurs comportements".
Il faut ajouter le rôle des collectivités comme la ville d’Orléans, qui encourage aussi l’éco-construction et l’utilisation de matériaux à énergie grise, explique Christophe Mannier, conseiller municipal. Par exemple, les combles de l’école Olympia Cormier ont été isolés avec du chanvre et de la laine de bois.
Le bâtiment PassiLab au lycée Gaudier-Brzeska de Saint-Jean-de-Braye,est une véritable référence. Enfin, Orléans organise ses Journées du développement durable, du 1er au 5 juin.
De fait, "’On
n’en est plus au stade expérimental ou embryonnaire", souligne Gilles
Deguet. Une centaine de constructions, c’est déjà significatif. Des
témoignages permettent de prendre conscience de la pertinence et de la
performance des montages et des projets, diversifiés, tant pour des
bâtiments publics, des logements sociaux, des projets destinés à
recevoir du public, que pour des maisons de particuliers...
TEMOIGNAGES
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| Architecte et charpentier : une association gagnante |

Corentin Desmichelle, architecte à Chartres, et Cyril Natali, charpentier à La Fontenelle (Loir-et-Cher),
ont commencé un développer une complémentarité efficace depuis qu’ils
ont réalisé leur première construction ensemble en 2008.
Ils sont associés sur
un chantier qui se termine dans quelques semaines, celui de la mairie
du Poislay (Loir-et-Cher), dont la toiture « froide » (horizontale) et
les murs sont isolés avec de la paille. Ils présentent d’autres
réalisations ou projets : un show room des énergies renouvelables, pour
la SARL JPF ; un bâtiment de stockage pour un maraîcher en agriculture
biologique à La Riche (Indre-et-Loire) ; un bâtiment pour un autre
maraîcher bio, à Montlouis (Indre-et-Loire) ; et un projet de crèche
« passive » pour la communauté de communes du Perche (Loir-et-Cher),
dont les murs et la toiture seront isolés avec de la paille. »La paille
commence à être demandée dans les marchés publics », ce qui est un
atout.
Les murs-paille préfabriqués en atelier
Mais le témoignage est
intéressant concernant l’organisation : les murs isolés en paille,
généralement dans une ossature bois, sont préfabriqués chez Cyril
Natali. Le gabarit permet de construire des murs jusqu’à 4m de hauteur.
Il faut une bonne demi-heure pour réaliser 1 m² avec la paille
compressée. Cette méthode permet de limiter les coûts tout en
sécurisant la fabrication. Les fenêtres sont même montées aussi en
atelier, « ce qui garantit une parfaite étanchéité à l’air », certifie
Cyril Natali.
Le bottelage de la
paille est effectué aussi chez le charpentier (environ 16.000 bottes
par an) ainsi que le compressage des ballots. »on a beaucoup investi ;
on peut envoyer des murs dans toute la France. Ce qui coûte le plus
cher, c’est de charger et de décharger ». Un regret : c’est qu’ils ne
puissent pas utiliser de bois français, mais du bois étuvé
lamellé-collé provenant des pays nordiques.
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| Des projets au bénéfice de l’insertion |
Tahar Cheref, architecte de l’agence Movista, à Tours, et Vincent Lenoble, responsable technique de Castel-Renaudais-Insertion,
une entreprise d’insertion de 35 salariés, apportent la démonstration
qu’ "il est possible de construire des logements sociaux pour pas cher,
et peu consommateurs en énergie".
Deux exemples : une construction réalisée à
Château-Renault, après qu’ils ont remporté un appel à projets régional
doté de 120.000 euros. Il a fallu trouver d’autres partenaires pour
compléter le montage financier. Au final, l’habitation occupée par un
salarié de l’entreprise d’insertion, a été rétrocédée gratuitement à la
mairie qui prend en charge une grande partie des frais de
fonctionnement.
D’autre part, une
maison relais est en cours de construction à Vineuil (Loir-et-Cher)
pour le compte de l’association In Medio afin d’héberger des jeunes en
insertion. Les murs-paille seront réalisés selon la technique
« canadienne » Greb, chère à Jean-Baptiste Thévard,
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Le Réseau ouvre un site Internet en juillet
Originaire de
Touraine, Philippe Liboureau (à gauche) est fondateur et directeur du
Réseau français de la construction paille ; l’Orléanais Jean-Baptiste
Thévard, qui a créé l’association Approche Paille, l’a rejoint comme
vice-président, en vue de structurer la filière, avec Julie Walton,
chargée de mission.
Julie Walton, chargée de mission
pour le Réseau français de la construction paille, rappelle que la
Région Centre est la région pilote. Un site Internet est en cours de
préparation. Il doit être mis en service en juillet, et va être testé à
l’échelle de la région Centre avant d’être dupliqué dans les autres
régions françaises.
L’association Alter Energies, de Joué-les-Tours, a mené une enquête auprès d’une soixantaine d’acteurs de la filière, notamment sur les modalités de contractualisation. Ce travail constitue les prémices de la structuration de la filière.
Patrice Dézallé.
Les Rencontres de la construction paille continuent samedi et dimanche : www.puissance2d.fr/Construction-paille-rencontres
Un démonstrateur de la construction paille en région Centre prévu à Graçay (Cher)
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Le Centre des Grands Moulins,
à Graçay, dans le Cher, a pour vocation la découverte et la
valorisation du développement durable depuis son ouverture en 2006.
"Après y avoir réalisé un espace
pédagogique sur les énergies renouvelables, une maquette au dixième sur
l’éco-construction, et une exposition interactive sur les énergies, il
semble tout naturel, dans la mesure où il n’existe pas encore de projet
similaire en cours, d’y mettre aussi en valeur la paille en tant que
matériau associé à la construction et mieux faire connaître son
intérêt", explique Guy Janvrot.
Cette mise en valeur va être
proposée sous la forme d’un démonstrateur de la construction paille en
région Centre, s’articulant autour de six modules successifs installés
en série et couverts.
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Une souscription lancée pour acheter la Maison Feuillette, à Montargis
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La Maison Feuillette à Montargis, présentée comme "la plus ancienne maison en bottes de paille connue en Europe", est à vendre.
Le Réseau français de la
construction paille fait tout son possible pour "mettre la main" d’une
façon ou d’une autre sur cette construction emblématique bâtie en 1921,
et estimée à environ 250.000 euros.
C’est pourquoi "une souscription mondiale" est lancée auprès du public pour permettre de la sauvegarder.
Sur les 1.500 m² de terrain, il est
dans ce cas prévu de construire des bâtiments neufs isolés... avec de la
paille, évidemment, évoque Philippe Liboureau, directeur du Réseau.
Avis aux amateurs.
Souscription possible sur le site www.maisonfeuillette.fr
Lien vers l'article original
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publié le 9 déc. 2011 09:40 par Administrateur web RFCP
Paille sur les chantiers : règles, autocontrôles et formations afin de rassurer les assureurs
Eric Leysens
| 08/12/2011
| 14:47 | Matériaux   © DR Botte de paille
L'édition
de règles professionnelles sur la mise en œuvre de la paille et le
lancement de formations «Pro paille» permettent aux maîtres d'ouvrage
de bâtiments isolés avec des bottes de blé de bénéficier d'un barème
d'assurance en «technique courante».
Luc
Floissac a coordonné la rédaction de règles professionnelles sur la
mise en œuvre de la paille. Le texte précise la méthodologie à suivre
pour le remplissage de façade et l'utilisation du matériau naturel comme
support d'enduit. "Ces règles professionnelles sont approuvées par la
commission prévention produit. De ce fait, l'utilisation de la paille en
tant qu'isolant est reconnue comme « une technique courante ». Ce qui
permet d'éviter un surcoût d'assurance" explique Luc Floissac. Autocontrôles Les
règles professionnelles prévoient un autocontrôle. Les compagnons
doivent remplir des fiches détaillant la mise en œuvre, complétées de
photos prises sur le chantier. En plus d'être remis au maître
d'ouvrage, ces autocontrôles seront collectés par le « Réseau Français
de la Construction en Paille ». Ce dernier les analysera et les
communiquera aux assureurs. Formations « Propaille » Le
« Réseau Français de la Construction en Paille » accompagne la sortie
des règles professionnelles de formations. Durant une semaine, des
praticiens du bâtiment y apprennent à construire en paille. A la fin de
la session, ils sont certifiés « Propaille » et donc habilités à
dispenser des formations sur le sujet au sein d'autres organismes. Avec
cette articulation de règles, d'autocontrôles et de formations, le blé
tendre a toutes les chances de se trouver de plus en plus présent sur
les chantiers. Pour commander les régles professionnelles, cliquez-ici
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publié le 9 oct. 2011 18:02 par Administrateur web RFCP
  AGRIA LORRAINE Un mur en bottes de paille précompressées a résisté à une charge de 4 tonnes. Un mur en bottes de paille précompressées a résisté à une charge de 4 tonnes.
Forte
du succès de sa filière bois, la région Lorraine étudie l'opportunité
de développer des productions agricoles dédiées à la construction et à
l'isolation. Le projet de recherche Végisole a défriché le potentiel du
chanvre, de la paille, du miscanthus et de l'ortie. Un bilan prometteur.
 AGRIA LORRAINE Le miscanthus pourrait entrer dans la composition de bétons légers pour chapes, enduits, briques... Le miscanthus pourrait entrer dans la composition de bétons légers pour chapes, enduits, briques...
En
cultivant son champ, peut-on récolter une maison ? Le programme
Végisole conduit durant deux ans par l'Agria Lorraine, centre
d'innovation et de transfert de technologies issu du pôle
agroalimentaire régional, semble confirmer cette hypothèse. Présentée
fin juin à Epinal (Vosges), la restitution des recherches menées sur le
chanvre, la paille, le miscanthus et l'ortie démontre l'intérêt d'une
filière agricole régionale dédiée à la construction et à l'isolation. «
Les résultats varient en fonction des espèces étudiées, mais les
écomatériaux présentent des performances égales ou supérieures aux
matériaux classiques et se distinguent en général par un très bon
écobilan », indique Marie Barthélémy, responsable du projet Végisole à
l'Agria Lorraine. Le chanvre exploite ses déchets La
filière reste en germe et ne croîtra qu'à la faveur d'un engagement
collectif pour sécuriser l'approvisionnement, valider les normes
constructives et lancer des chantiers pilotes qui démontreraient in situ
les performances de ces nouveaux matériaux. Cofinancé par la Direccte
(Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la
consommation, du travail et de l'emploi) et le Feder (Fonds européen de
développement régional) et labellisé par le pôle Fibres, Végisole a pour
l'heure défriché un potentiel insoupçonné et ouvert la voie à une
nouvelle génération de matériaux constructifs biosourcés. Sous-espèce
du chanvre qui se caractérise par son absence de propriétés
psychotropes, le Cannabis sativa spontanea n'en finit pas de démontrer
ses vertus constructives. Utilisable sous forme de laine conditionnée en
rouleaux ou en panneaux, le matériau a déjà fait ses preuves en tant
qu'isolant de toiture, de plancher ou en isolation verticale, où il
présente des performances similaires à celles d'une laine minérale.
Végisole a mis en évidence le potentiel de la chènevotte, partie creuse
centrale de la plante naguère considérée comme un déchet. Utilisée en
vrac comme isolant, la substance se distingue par sa légèreté (110 kg/m3)
et sa faible conductivité thermique. En mortier, elle s'utilise en
chape isolante ou en isolation de toiture et facilite la restauration
des colombages. Ne demandant ni engrais, ni traitement, la plante se
cultive essentiellement dans l'est et le sud-ouest de la France, où se
concentrent également les structures de première transformation.
L'association Construire en chanvre recense 25 coopératives ou groupes
de production sur le plan national. « Les modèles économiques sont très
différents. Aux côtés de gros transformateurs, certaines petites
structures se développent très bien sur leur marché local », observe
Bernard Boyeux, vice-président de l'association Construire en chanvre.
La filière associe des laboratoires de recherche-développement, des
cimentiers et producteurs de liants, un collège de maîtrise d'œuvre et
des entreprises de bâtiment. En Lorraine, où sont cultivés 380 hectares
de chanvre, les Chanvriers de l'Est mettront en service en fin d'année
une première usine de traitement à Creutzwald (Moselle). La paille devient porteuse La
France compte environ 1 500 bâtiments en bottes de paille, généralement
édifiés par des autoconstructeurs inventifs. Coproduit agricole d'accès
aisé, la paille permet de construire à des prix accessibles : environ
115 000 euros pour une maison de 120 m². Les assureurs considèrent
désormais son usage en remplissage isolant comme une technique courante.
Le programme Végisole aura permis de découvrir ses performances en murs
porteurs. Le Critt bois (Centre régional pour l'innovation et le
transfert de technologie) d'Epinal a mesuré les propriétés mécaniques de
parois de paille porteuses et modélisé le comportement mécanique du
couple botte de paille-bois. Préfabriqué en atelier, un mur de 2 mètres
linéaires constitué de petites bottes précompressées a démontré une
résistance de quatre tonnes et des capacités de contreventement
suffisantes pour une construction de plain-pied, voire en R 1. Isolante
ou porteuse, la paille requiert encore néanmoins quelques avancées
normatives pour prendre toute sa place dans l'univers du bâtiment. Le
réseau français de la construction en paille prépare pour la fin de
l'année un référentiel technique, un programme de formation de
formateurs ainsi qu'un guide évolutif et non contraignant des bonnes
pratiques qui doivent permettre à cette filière courte de s'imposer sur
les chantiers. Dans les Vosges, le projet d'habitat groupé Ecolline, en
cours d'achèvement à Saint-Dié, constitue un chantier pionnier
d'autoconstruction mettant en œuvre des écomatériaux de proximité, dont
la paille. Appelé aussi roseau chinois, le miscanthus prend racine en
Lorraine. Le lycée agricole de Courcelles-Chaussy (Moselle) l'étudie
depuis près de dix ans. L'université Henri-Poincaré de Nancy a publié
une thèse présentant la première modélisation de cette fibre, qui n'a
pas encore livré tous ses secrets. Le miscanthus pourrait faire bloc Ne
demandant ni traitement ni engrais, le miscanthus constitue un
combustible intéressant et présente un intérêt certain en
écoconstruction. En collaboration avec le Lermab (Laboratoire d'études
et de recherche sur le matériau bois) de Nancy, le Critt bois d'Epinal
planche sur la formulation de bétons légers utilisés en chape ou en
caisson, d'enduits projetés pour la finition et l'isolation des murs, ou
encore de briques ou de blocs pour la construction. L'ortie a donné
du fil à retordre aux chercheurs de l'Agria Lorraine et de l'Institut
français du textile et de l'habillement. Les tentatives pour réaliser
des voiles pare-vapeur en ortie ont échoué, faute d'avoir réussi un
défibrage satisfaisant de cette herbacée. Infructueuses, les recherches
de Végisole n'ont pourtant pas été vaines. Un potentiel s'est fait jour
pour utiliser la plante dans la réhabilitation de sols dégradés. Quant
aux feuilles, elles présentent un intérêt cosmétique, culinaire et
phytosanitaire.
Pascale Braun
| Source LE MONITEUR.FR |
publié le 24 sept. 2011 12:30 par Administrateur web RFCP
[
mis à jour : 24 sept. 2011 12:35
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La maison en bois est, selon les spécialistes, un bon compromis pour réunir les exigences écologique et économique. GILE / SIPA construction Bois, paille, chaux... Les matériaux écolos gagnent du terrain dans les espritsC'est un chantier qui ne prend plus de retard. Sous l'impulsion du Grenelle de l'environnement et des nouvelles réglementations (bâtiment basse consommation, réglementation thermique), la construction se transforme à grande vitesse. Si l'attention se concentre sur les économies d'énergie, les matériaux écologiques creusent aussi leur sillon. « Le Comité scientifique et technique du bâtiment (CSTB) vient récemment de certifier la construction bois et paille, ce qui est une avancée majeure », souligne Jean-Claude Mengoni, spécialiste de la maison écologique. Les isolants d'origine naturelle, qui représentent environ 5 % du marché, connaissent en ce moment un fort développement, remarque le CSTB. Les particuliers sont demandeurs d'habitats plus respectueux de l'environnement et économes en énergie, et la commande publique pousse aussi dans ce sens. « Nous avons signé des conventions avec une soixantaine de collectivités locales qui prescrivent les certifications environnementales », souligne Antoine Desbarrières, directeur de Qualitel, association qui rassemble des acteurs du logement et des organismes certificateurs. Plus facile qu'il y a dix ans Cela signifie-t-il qu'il est plus facile désormais de trouver un habitat économe en énergie et sain ? « Les architectes et les constructeurs se forment, les fabricants de matériaux proposent de nouvelles solutions, donc oui, il y a une plus grande capacité à fabriquer de l'habitat de qualité qu'il y a dix ans », confirme Frédéric Denisart, vice-président du Conseil national de l'ordre des architectes. Toutefois, il ne faut pas confondre un habitat sain et peu énergivore avec l'habitat écologique, qui ne devrait utiliser que des matériaux naturels avec un impact très limité sur l'environnement. La maison en bois est un bon compromis pour réunir les exigences écologiques, économiques et de réalisation à grande échelle. « Elle s'est considérablement développée ces dix dernières années car elle répond aux critères environnementaux, voire écologiques, si on choisit un isolant naturel », souligne Frédéric Denisart. Le particulier peut ainsi donner une impulsion plus ou moins écologique à son habitat. coralie donas |
publié le 2 sept. 2011 14:28 par philippe LG
POURQUOI
UNE TROISIÈME ÉDITION ?
(160 pages -Juillet 2011) 26€
Afin de réactualiser la
deuxième édition presque devenue désuète, il nous est apparu
nécessaire de produire une nouvelle version, remise à jour, en
couleur, avec des dessins plus lisibles et des textes enrichis au
plus près de l'actualité de la technique du GREB.
En effet, les expérimentations, les stages, les remarques pertinentes des
utilisateurs de la technique et les premiers résultats des tests à
l'ENTPE (École Nationale
des Travaux Publics de l'État) ont montré les limites des
versions précédentes. Tout cela a été intégré dans cette
nouvelle version du livre. Vous trouverez aussi une partie
supplémentaire : « Pour ceux qui veulent aller plus loin ».
De plus, d'autres
informations ont été ajoutées, comme la conception de
l'habitation, les soubassements ou la synthèse des retours
d'expériences des auto-constructeurs.
Par contre, nous avons
conservé l'architecture générale du livre sous forme de « mode
d'emploi » en détaillant progressivement toutes les étapes
de la technique. Source : Compaillons.fr https://sites.google.com/a/compaillons.eu/rfcp-public/boutique/livre-construire-son-habitation-en-paille-selon-la-technique-du-greb
Boutique Compaillons.fr
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publié le 26 août 2011 05:04 par Administrateur web RFCP
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mis à jour : 26 août 2011 05:09
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Les prochaines rencontres auront lieu les 11, 12 et 13 Novembre 2011 à Eymoutiers.
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