Moyen âge: l’histoire et la philosophie

L’histoire et la philosophie permettent d’interroger le discours scientifique. Si l’école présente ce discours comme l’état actuel de nos connaissances sur ce monde, elle l’enseigne trop souvent comme un ensemble de certitudes incontestables, qu’on prétend d’autant mieux fondées qu’elles sont mathématisées !
La science n’est pas le fruit d’une révélation à laquelle ne seraient conviés que quelques rares génies, dont l’esprit ascétique et opiniâtre aurait permis d’atteindre à quelque absolu de la connaissance. Elle est production humaine, production culturelle parmi d’autres, comme elles, porteuses de volontés et de valeurs (trop souvent implicites). Comme toute production culturelle, elle est l’objet d’incertitudes et de débats, qui participent à l’élaboration d’une certaine forme de représentation du monde. Si la rationalisation y joue un rôle central, elle intervient en même temps dans plusieurs domaines entre lesquels une cohérence doit être trouvée avant qu’une théorie ne soit acceptée – encore ne l’est-elle que provisoirement.

Pratiquer l’histoire et la philosophie des sciences, c’est :
• interroger le degré de certitude des connaissances acquises,
• apprécier les limites de leurs conditions d’applicabilité,
• analyser les interactions entre sciences et sociétés, les enjeux et rapports de force philosophico-politiques auxquels elles participent,
• confronter la science occidentale à d’autres cultures productrices d’autres formes de représentation du monde,
• acquérir sur sa propre culture le regard critique indispensable à son renouvellement.

Le pôle d’histoire des sciences de l’Espace Mendès France organise depuis cinq ans en partenariat avec le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale de l’Université de Poitiers, un séminaire d’histoire des sciences et des techniques au Moyen Âge.Ce partenariat, unique en France , est né de la volonté pour le Centre de s’ouvrir à la culture scientifique en complétant ses activités de centre d’enseignement et de recherche ; nous rappelons ainsi que sa mission est aussi d’être ancrée dans la vie culturelle et scientifique locale. Le cycle de conférences voit des interventions de personnalités de tous horizons dont videos porno le travail et la recherche font autorité ; il s’agit de comprendre comment s’est formée la pensée scientifique médiévale ; les journées d’études, en complément , sont nécessaires pour faire le point sur la recherche actuelle dans un domaine particulier. Nous faisons nôtres ces réflexions du Professeur Guy Beaujouan : ” Il n’y a pas une pensée médiévale “car” une connaissance approfondie de la science médiévale permet de saisir des modifications et des progrès de siècle en siècle , de génération en génération, voire de décennie en décennie ” C’est à travers ces intérêts communs qu’un centre de recherche et un centre de culture scientifique peuvent avoir les mêmes exigences de partage du savoir.

Les manchettes de Science et Vous

Cyberpresse.ca – 27 février 2005
Thérapie génique par intraveineuse pour muscles malades
Des chercheurs pensent avoir trouvé un moyen permettant d’administrer par voie sanguine, par simple injection intraveineuse, une thérapie génique destinée à réparer des tissus musculaires malades, selon l’édition de mars de la revue spécialisée Nature Biotechnology (groupe Nature). Cette technique pourrait s’avérer utile dans le traitement de maladies musculaires (dystrophies, myopathies) et cardiaques.

Science et Avenir – 25 février 2005
Nuages noirs autour du système solaire
Ces vastes nuages avaient jusqu’à présent échappé aux observations des radioastronomes qui traquent la présence d’atomes d’hydrogène dans l’univers grâce aux fréquences qu’ils émettent. Des chercheurs français du CNRS et du CEA révèlent aujourd’hui dans la revue Science la présence de nuages de gaz ‘’sombre’’ à proximité du système solaire. Ils ne sont situés qu’à mille années lumière, alors que le diamètre de la Voie lactée est d’environ 200.000 années lumière.

NewScientist – 25 février 2005
Des bactéries de l’âge glaciaire ramenées à la vie
Une bactérie qui dormait sous la glace d’un étang en Alaska depuis 32000 ans a été réveillée par des scientifiques de la NASA. Il s’agirait de la première nouvelle espèce de microbe trouvée vivante dans des glaces anciennes.

NewScientist – 24 février 2005
Régénération dun nerf optique endommagé
Pour la première fois, des scientifiques sont parvenus à régénérer, chez des souris, le nerf optique liant l’oeil au cerveau. Selon ces chercheurs, il est possible que la technique utilisée puisse un jour redonner la vue à des gens dont le nerf optique a été endommagé par une blessure ou par un glaucome. Elle pourrait aussi être appliquée à d’autres nerfs.

News@nature.com – 24 février 2005
Du perchlorate dans le lait maternel
Le perchlorate, un produit chimique toxique entrant dans la composition du carburant des fusées, contamine le lait maternel et le lait de vache à travers les États-Unis à des niveaux qui pourraient être néfastes pour la santé humaine.

Science et Avenir – 23 février 2005
Clonage: l’ONU se contente d’une déclaration de principes
Plus de trois années de travaux et de discussions d’une commission de l’ONU sur l’interdiction du clonage reproductif humain aboutissent finalement à une déclaration de principes non contraignante laissant chaque État légiférer sur le sujet. Un résultat bien éloigné du traité international bannissant le clonage reproductif imaginé il y a quatre ans. Le texte voté par la Commission juridique – ou Sixième Commission – de l’Assemblée générale des Nations Unies invite «les États à adopter toutes les mesures voulues pour protéger comme il convient la vie humaine dans l’application des sciences de la vie et à interdire toutes les formes de clonage humain dans la mesure où elles seraient incompatibles avec la dignité humaine et la protection de la vie humaine».

News@nature.com – 23 février 2005
Des astronomes repèrent une galaxie invisible
Une galaxie faite presque entièrement de matière noire a été découverte. Il s’agit de la première galaxie détectée n’ayant aucune étoile, mais elle pourrait très bien appuyer les prédictions de certains astrophysiciens à propos de la masse manquante de l’Univers.

Science et Avenir – 22 février 2005
Un flash gamma exceptionnel a ébloui les astrophysiciens
Le 27 décembre 2004, une quinzaines de satellites ont été aveuglés et des communications radio perturbées pendant une heure par un rayonnement gamma d’une intensité encore jamais vue.Ce type de rayonnement énergétique aurait pu détruire une partie de la vie sur Terre en moins d’une seconde s’il était venu d’une source plus proche mais son origine, une étoile à neutrons appelée SGR 1806-20 (pour Soft Gamma Repeater), se trouvait heureusement à plus de 30.000 années lumière de la Terre, dans la constellation du Sagittaire.

Science et Avenir – 22 février 2005
Premier virus de téléphone portable détecté aux États-Unis
Le premier virus à parasiter les téléphones portables a fait son apparition aux États-Unis après avoir commencé sa carrière aux Philippines il y a huit mois. Baptisé Cabir, il est relativement peu nuisible et se contente de vider les batteries de l’appareil.

Université de Montréal – 21 février 2005
Des chercheurs franchissent un pas important dans le traitement de l’arthrite
Les chercheuses Dominique Davidson, Shaohua Zhang et Xiaochu Shi, sous la direction du Dr André Veillette, ont réussi à mettre au jour l’un des mécanismes qui contrôlent la production d’anticorps par les lymphocytes B, des cellules normalement chargées de combattre les infections. Cette percée majeure pourrait révolutionner le traitement des maladies auto-immunes.

Science et Avenir – 18 février 2005
Vers une cartographie complète des variations génétiques de l’homme
En comparant le génome de trois populations d’origines différentes, une équipe américaine a obtenu une première carte d’une partie des variations génétiques les plus fréquentes chez l’humain. Ce type de “cartographie” est nécessaire pour relier certaines porno maladies à des variations génétiques particulières et envisager une médecine adaptée au profil génétique de chacun. David Hinds et ses collègues de Perlegen Sciences Inc. ont comparé l’ADN de 71 individus, 24 Américains d’origine européenne, 23 d’origine africaine et 24 d’origine chinoise (Han).

Cyberpresse.ca – 15 février 2005
Le café contre le cancer du foie?
Le café ferait bien davantage que nous garder éveillé ou nous donner du courage pour affronter la journée. Ce serait également une bonne potion contre le cancer du foie, s’il faut en croire une récente étude épidémiologique.
Ainsi, une étude portant sur plus de 90 000 Japonais conclut que les gens qui boivent du café à tous les jours ou presque ont moitié moins de cancers du foie que ceux qui n’en consomment pas du tout.

News@nature.com – 9 février 2005
Des cellules ravivent le coeur
Le coeur contient des cellules pouvant se diviser et de se différencier après la naissance, ce qui pourrait permettre à cet organe de se régénérer. Cette découverte surprenante permet d’espérer la transplantation de ce type de cellules dans les coeurs abîmés par une crise cardiaque afin de réparer les dommages.

Upgrading Urban Communities

In designing upgrading programs, and particularly when scaling-up, there is a need to have an understanding of the socio-economic situation of the communities that will be affected. Poverty Assessments can be specially designed to assess the situation of the urban poor in particular countries and/or cities, which would enable project teams to know how the affected communities fit into the larger city-wide situation of poverty. Information on communities’ capacity and willingness to pay is also a critical input into designing an effective and affordable project. Beyond the collection of information, there is a need to take into account the ability of individuals in these communities to mobilize non-monetary assets such as social capital, and how they can protect existing assets and build on those assets.

There is also a need to understand external factors affecting the lives of these communities, such as violence, crime, gangs and how to use the community itself to organize responses to those problems. Similarly, the daily issues of living and working in communities and within the city for the poorest of poor (mostly women) all require special attention. In many of these communities, the lack of employment and underemployment is a major issue, and are often the root cause of some of the other social issues such as violence and crime. All these areas of action need to be considered in a larger scale program.

However, not every upgrading project can, nor should, directly address each of these issues. It is clear that linkages to other city-wide services, where available, would allow or facilitate access to other programs. Likewise, there are particular cases like street children, which cannot be easily accommodated within an upgrading project, but national or city-wide program would need to take into consideration how to attend to these special needs. It should be kept in mind that, while upgrading projects cannot deal with all these socio-economic issues, it is likely that a community which is organized around an upgrading effort is more likely to be able to participate actively or seek help from other service agencies to address these problems.

Unserviced settlements or so-called slums, where many of the urban poor live in unhealthful and degrading conditions, represent a microcosm of urban policy problems. This note reviews the economic issues involved in the design and implementation of programs that aim to address the needs of the residents (and especially the poor residents) of such unserviced settlements. The note starts with the basic question, “What are the roles of markets and of governments in ensuring essential urban services, in particular for low income settlements?” This question provides the basis for identifying the scope for public and private action. This first part of the paper then proceeds to explore the problem of how to assess demand by a mixed beneficiary population (residents of a geographic-based urban settlement, who may represent a range of income levels, household types, and preferences) for various urban services that span the continuum of public to private goods. The second part of the paper then discusses institutional arrangements for supplying such mixed public-private goods in response to residents’ demands. This section discusses issues of the conventional provision of urban services through public utilities or other formal suppliers (what may be called “single-sector” approaches). It then looks at the policy issues to be addressed in providing multiple services as a package to given geographic settlements, through scaled-up programs for so-called “urban upgrading”.

Source: oficinista.mx

L’édito

Que de l’élévation de nos pensées, l’art du paysage rencontre son innéité
En ces moments critiques, où la civilisation humaine sengage avec acharnement sur les voies dune anarchie autodestructrice, nous éditons ce premier numéro inspiré du l’esprit du dialogue des cultures et de la tolérance universelle.

L’art du paysagisme nest-il pas un fidèle traducteur des civilisations, un indice évident de l’évolution dune culture, l’art du paysagisme nest-il pas un témoin du partage et de la communion entre peuples et sociétés, à travers les temps et les espaces.

La technologie du net nous ayant permis cette incommensurable union et communion virtuelle inter- communautaires, elle nous a permis de mettre à votre disposition, cette première édition du Premier Cyber Magazine spécialisé en Art et Techniques de lAménagement Paysager u porno italiano. Il essayera d’emprunter les pas des grands et des anciens, et suivre la voie de l’innovation des concepts et des idées.Il se veut tribune d’expression, offerte à tous les paysagistes du monde pour une meilleure vision de gestion des espaces extérieurs, privés et publics, ruraux et urbainsafin que l’homme, le citoyen, suive plus encore la voie du bon sens et de l’harmonie avec l’espace où il est destiné à vivre : la terre.

Nos villes et nos campagnes, nos concepts, nos réalisations et nos ouvrages,sont autant d’éléments pour témoigner du degré de l’évolution de notre civilisation humaineet une civilisation sans grande culture du beau et de l’esthétique, na que peu de chances de perdurer, encore moins de laisser une quelconque trace enviable pour les générations futures.

Nous essayerons de faire de ce magazine une référence du bon sens et de l’esthétique paysagère. Régulièrement, des reportages sur des réalisations existantes et futures, dans les quatre coins du monde seront soumis à votre appréciation.

En conclusion, la noblesse de la pensée, celle qui ne se plie point, sauf devant la splendeur de la perfection divine, est celle dont nous percevons après tant de siècles, cet authentique parfum dun savoir, cette quête du beau et de la perfection, qui contre toute contrainte temporelle continuent à servir le dialogue culturel et civilisationnel.

L’Alhambra de Grenade

Demblée, un choix douloureux sest imposé à notre rédaction à la seule évocation de lopportunité de consacrer dans ce premier numéro, un dossier à L’ALHAMBRA de GRENADE: fallait-il réaliser, par nos propres soins, un reportage étoffé sur un sujet réputé difficile ou bien nous en remettre à la bibliographie abondante déjà consacrée à ce patrimoine de lhumanité. Après de multiples contacts et recherches, la raison l emportant sur lambition, nous nous sommes convaincus dopter pour un éclairage classique mais de premier plan et de première main, dont loriginalité est de navoir pas été traduit de lEspagnol à notre connaissance. Cet ouvrage de référence dont nous vous présentons des extraits choisis, constitue à nos yeux, un précieux témoignage de par la fonction privilégiée exercée par son auteur sur le site-même de lALHAMBRA, la pertinence de son analyse et la justesse des différentes interprétations et lectures de lhistoire quil nous propose

Dautres décryptages viendront enrichir ce dossier. Ils traiteront notamment du Généralife, tout aussi auréolé de sa renommée universelle et entourée de ses mystères insondables. A commencer par les différentes traductions, parfois contradictoires, de son appellation et signification.

Derniers vestiges de la présence arabo-islamique dans l’Andalousie espagnole, les palais de la dynastie Nasrides (1232-1492) perpétuent encore aujourdhui la réputation mondiale de l’Alhambra, un lieu mythique pour son architecture et ses jardins majestueusement déployés. Dés lors, il nest pas fortuit de relever que le talent et l’ingéniosité propres aux concepteurs de cet héritage mondial puisent leur symbolique dans le registre du sacré. Dans la civilisation musulmane en effet, le jardin évoque le paradis (Jannah en arabe. Le livre saint de lIslam, le Coran, fait lui-même référence à cette identification dans ses textes, à cette métaphore qui vise l’harmonie universelle. Il y est dit : Voilà ceux qui seront les plus proches de Dieu, dans les jardins du délice : il y aura une multitude parmi les premiers et un petit nombre parmi les derniers arrivés. (Coran, sourate 56, versets 11 à 14)
De nos jours encore, les jardins de l’Alhambra, comme prémunis des aléas du temps par une grâce divine, exercent cet attrait poétique des délices promis aux plus vertueux parmi les hommes pour atteindre la paix porno suprême.
Forte de cette conviction religieuse, la dynastie des Nasrides va ainsi en 1237 et pour deux siècles et demi, faire de cette capitale dun royaume arabe, un laboratoire où se développeront les greffes dune culture et dun génie civilisationnels. L’empreinte la plus significative reste sans aucun doute lAlhambra de Grenade dont l’environnement enneigé des contreforts de la Sierra Nevada va la doter de réserves deau considérables et favoriser ainsi lexubérance de ses jardins. A ce don du ciel viendra sajouter la créativité des ingénieurs arabes de l’époque.

 

L’enrobé Imprimé

 

Lenrobé imprimé, procédé plus connu sous le nom de « StreetPrint », adopte des techniques de revêtements routiers auxquelles sont appliquées des textures et des teintures différents de par les impératifs des contextes thématiques, publiques, industriels où résidentiels.

     Le procédé dapplication génère des impressions simulant avec grand réalisme différents calepinages de brique, de pavé, dardoise ou encore de pierre, dans des délais record, permettant ainsi lexploitation quasi immédiate des surfaces traitées dès la fin de louvrage. Il utilise en guise de matrices dimpression des grilles conçues pour des usages répétitifs appliqués dans de lenrobé ou de lasphalte à chaud au moins sur 2,5 cm, compacté à pleine densité et suffisamment chaud pour permettre sa déformation. Les grilles soudées à larc dans tous les décors standard, sont fabriquées en acier spécial, tressé en câble. Ce type de tressage est particulier afin quil résiste aux déformations permanentes et quil fournisse la souplesse nécessaire pour sadapter à la topographie du site dapplication de louvrage, tout en permettant de relever les grilles à proximité dun trottoir ou dun mur. Enfin à la fin des travaux dimpression, un enduit teinté spécialement homologuée pour le procédé est appliqué, ce dernier sincruste dans les porosités de lenrobé ou de lasphalte permettant ainsi une parfaite résistance aux agressions dues à la circulation, si enfin cette technique est souvent retenue, il est conseillé dutiliser un support (enrobé ou asphalte) teinté dans la masse.
Aujourdhui diffusé dans plus de 35 pays dans le monde, le procédé permet de répondre aux besoins de toutes les contraintes quelles soient celles des circulations piétonnes, des esplanades et grandes places ou bien encore voies carrossables.
Bien quelle ait connu une évolution sensible depuis quelque temps, lactivité relativement nouvelle des pépinières est en passe de connaître un développement soutenu dans les grandes villes marocaines.
Pour faire le point , en cerner les atouts et les faiblesses, nous sommes allés à la rencontre dun nom connu de la profession , Sadek Tazi ,qui dirige une enseigne-leader ,la pépinière Palm Orchids, basée à Casablanca. Sadek Tazi est représentatif de cette vague de pépiniéristes qui ont donné naissance à une nouvelle économie.

Pourriez-vous tout dabord nous situer lhistoire de lhorticulture ornementale au Maroc et à quand remonte-t-elle au niveau contemporain ?

Cest avec lépoque du Maréchal Lyautey que nous pouvons parler véritablement dintroduction de lhorticulture ornementale au Maroc. Cétait au début du siècle dernier, au moment de la mise en place des schémas-directeurs des grandes villes comme Casablanca, Rabat ou FèsIl a tout de suite été confronté avec son staff darchitectes à un manque de pépinières .Il a donc crée le Jardin dEssais à Rabat, où un travail magnifique dimplantation a été accompli avec des espèces en provenance de toutes les colonies et même dailleurs, comme dAfrique du Sud ou dAmérique et même dAsie comme le VietNam . Ceci a donné naissance par la suite à une multiplication des pépinières .Mais bien avant eux ,les Arabes avaient déjà introduit loranger, lolivier et dautres espèces de Chine ou dAfghanistan ,mais pour des raisons économiques essentiellement et non ornementales.

Quelle serait votre définition du paysagisme ?

Le paysagisme cest larchitecture des espaces verts, des plantescest un travail, disons, de nature architecturale ou de nature au service de larchitecte. Dune autre manière et si lont peut le résumer ainsi, cest la nature apprivoisée au profit de lespace citadin, par lhomme de la cité pour tout dire.

Pour en revenir aux origines de la botanique moderne, quelles sont les nations pionnières qui ont le plus fait pour la vulgarisation et la reproduction des espèces ?

Les grandes nations colonisatrices comme la France ,la Grande-Bretagne, lEspagne , le Portugal ou bien encore la Hollande , tous ces pays avaient accordé de limportance à la botanique dans leur découverte du nouveau monde ,de nouvelles contrées et continents. Leurs recherches étaient axées et focalisées prioritairement sur les moyens de répondre à leurs besoins alimentaires et médicinaux, bien avant lornemental. Lintérêt pour eux était de trouver la nouvelle tomate, la nouvelle espèce dail, la plante idoine pour guérir la fièvre jaune ou le paludisme ou bien encore celle destinée à produire un tabac de bonne qualité. Laspect ornemental est venu bien après. Je citerai la France, la Grande-Bretagne et la Hollande comme les 3 pôles botaniques majeurs dans le monde. Je pense que le plus grand botaniste est pourtant suédois et quil doit sa célébrité au fait quil exerçait ses talents dans les grandes cours royales en Europe.

Quels regards portez-vous sur la culture in-vitro, pour le marché de l ornemental ?

Cette culture ne peut se concevoir que dans lhypothèse dune très forte demande et dun marché à fort potentiel. Actuellement au Maroc, celà se vérifie avec certaines espèces de tomates et pour le palmier à huile pour lesquels les plants sont reproduits dans des proportions considérables. Il en va bien autrement pour lornemental vu létroitesse du marché.
A ma connaissance, les seuls laboratoires qui existent actuellement travaillent sur le palmier-dattier, le bananier, la betterave à sucre, ou encore la pomme de terre et nont pas de vocation commerciale puisquils relèvent beaucoup plus du domaine de la recherche.. Il est prématuré, à mon avis, de parler de culture in-vitro pour ce qui concerne lornemental.