L’édito

Que de l’élévation de nos pensées, l’art du paysage rencontre son innéité
En ces moments critiques, où la civilisation humaine sengage avec acharnement sur les voies dune anarchie autodestructrice, nous éditons ce premier numéro inspiré du l’esprit du dialogue des cultures et de la tolérance universelle.

L’art du paysagisme nest-il pas un fidèle traducteur des civilisations, un indice évident de l’évolution dune culture, l’art du paysagisme nest-il pas un témoin du partage et de la communion entre peuples et sociétés, à travers les temps et les espaces.

La technologie du net nous ayant permis cette incommensurable union et communion virtuelle inter- communautaires, elle nous a permis de mettre à votre disposition, cette première édition du Premier Cyber Magazine spécialisé en Art et Techniques de lAménagement Paysager u porno italiano. Il essayera d’emprunter les pas des grands et des anciens, et suivre la voie de l’innovation des concepts et des idées.Il se veut tribune d’expression, offerte à tous les paysagistes du monde pour une meilleure vision de gestion des espaces extérieurs, privés et publics, ruraux et urbainsafin que l’homme, le citoyen, suive plus encore la voie du bon sens et de l’harmonie avec l’espace où il est destiné à vivre : la terre.

Nos villes et nos campagnes, nos concepts, nos réalisations et nos ouvrages,sont autant d’éléments pour témoigner du degré de l’évolution de notre civilisation humaineet une civilisation sans grande culture du beau et de l’esthétique, na que peu de chances de perdurer, encore moins de laisser une quelconque trace enviable pour les générations futures.

Nous essayerons de faire de ce magazine une référence du bon sens et de l’esthétique paysagère. Régulièrement, des reportages sur des réalisations existantes et futures, dans les quatre coins du monde seront soumis à votre appréciation.

En conclusion, la noblesse de la pensée, celle qui ne se plie point, sauf devant la splendeur de la perfection divine, est celle dont nous percevons après tant de siècles, cet authentique parfum dun sex videos savoir, cette quête du beau et de la perfection, qui contre toute contrainte temporelle continuent à servir le dialogue culturel et civilisationnel.

L’Alhambra de Grenade

Demblée, un choix douloureux sest imposé à notre rédaction à la seule évocation de lopportunité de consacrer dans ce premier numéro, un dossier à L’ALHAMBRA de GRENADE: fallait-il réaliser, par nos propres soins, un reportage étoffé sur un sujet réputé difficile ou bien nous en remettre à la bibliographie abondante déjà consacrée à ce patrimoine de lhumanité. Après de multiples contacts et recherches, la raison l emportant sur lambition, nous nous sommes convaincus dopter pour un éclairage classique mais de premier plan et de première main, dont loriginalité est de navoir pas été traduit de lEspagnol à notre connaissance. Cet ouvrage de référence dont nous vous présentons des extraits choisis, constitue à nos yeux, un précieux témoignage de par la fonction privilégiée exercée par son auteur sur le site-même de lALHAMBRA, la pertinence de son analyse et la justesse des différentes interprétations et lectures de lhistoire quil nous propose

Dautres décryptages viendront enrichir ce dossier. Ils traiteront notamment du Généralife, tout aussi auréolé de sa renommée universelle et entourée de ses mystères insondables. A commencer par les différentes traductions, parfois contradictoires, de son appellation et signification.

Derniers vestiges de la présence arabo-islamique dans l’Andalousie espagnole, les palais de la dynastie Nasrides (1232-1492) perpétuent encore aujourdhui la réputation mondiale de l’Alhambra, un lieu mythique pour son architecture et ses jardins majestueusement déployés. Dés lors, il nest pas fortuit de relever que le talent et l’ingéniosité propres aux concepteurs de cet héritage mondial puisent leur symbolique dans le registre du sacré. Dans la civilisation musulmane en effet, le jardin évoque le paradis (Jannah en arabe. Le livre saint de lIslam, le Coran, fait lui-même référence à cette identification dans ses textes, à cette métaphore qui vise l’harmonie universelle. Il y est dit : Voilà ceux qui seront les plus proches de Dieu, dans les jardins du délice : il y aura une multitude parmi les premiers et un petit nombre parmi les derniers arrivés. (Coran, sourate 56, versets 11 à 14)
De nos jours encore, les jardins de l’Alhambra, comme prémunis des aléas du temps par une grâce divine, exercent cet attrait poétique des délices promis aux plus vertueux parmi les hommes pour atteindre la paix suprême.
Forte de cette conviction religieuse, la dynastie des Nasrides va ainsi en 1237 et pour deux siècles et demi, faire de cette capitale dun royaume arabe, un laboratoire où se développeront les greffes dune culture et dun génie civilisationnels. L’empreinte la plus significative reste sans aucun doute lAlhambra de Grenade dont l’environnement enneigé des contreforts de la Sierra Nevada va la doter de réserves deau considérables et favoriser ainsi lexubérance de ses jardins. A ce don du ciel viendra sajouter la créativité des ingénieurs arabes de l’époque.

 

L’enrobé Imprimé

 

Lenrobé imprimé, procédé plus connu sous le nom de « StreetPrint », adopte des techniques de revêtements routiers auxquelles sont appliquées des textures et des teintures différents de par les impératifs des contextes thématiques, publiques, industriels où résidentiels.

     Le procédé dapplication génère des impressions simulant avec grand réalisme différents calepinages de brique, de pavé, dardoise ou encore de pierre, dans des délais record, permettant ainsi lexploitation quasi immédiate des surfaces traitées dès la fin de louvrage. Il utilise en guise de matrices dimpression des grilles conçues pour des usages répétitifs appliqués dans de lenrobé ou de lasphalte à chaud au moins sur 2,5 cm, compacté à pleine densité et suffisamment chaud pour permettre sa déformation. Les grilles soudées à larc dans tous les décors standard, sont fabriquées en acier spécial, tressé en câble. Ce type de tressage est particulier afin quil résiste aux déformations permanentes et quil fournisse la souplesse nécessaire pour sadapter à la topographie du site dapplication de louvrage, tout en permettant de relever les grilles à proximité dun trottoir ou dun mur. Enfin à la fin des travaux dimpression, un enduit teinté spécialement homologuée pour le procédé est appliqué, ce dernier sincruste dans les porosités de lenrobé ou de lasphalte permettant ainsi une parfaite résistance aux agressions dues à la circulation, si enfin cette technique est souvent retenue, il est conseillé dutiliser un support (enrobé ou asphalte) teinté dans la masse.
Aujourdhui diffusé dans plus de 35 pays dans le monde, le procédé permet de répondre aux besoins de toutes les contraintes quelles soient celles des circulations piétonnes, des esplanades et grandes places ou bien encore voies carrossables.
Bien quelle ait connu une évolution sensible depuis quelque temps, lactivité relativement nouvelle des pépinières est en passe de connaître un développement soutenu dans les grandes villes marocaines.
Pour faire le point , en cerner les atouts et les faiblesses, nous sommes allés à la rencontre dun nom connu de la profession , Sadek Tazi ,qui dirige une enseigne-leader ,la pépinière Palm Orchids, basée à Casablanca. Sadek Tazi est représentatif de cette vague de pépiniéristes qui ont donné naissance à une nouvelle économie.

Pourriez-vous tout dabord nous situer lhistoire de lhorticulture ornementale au Maroc et à quand remonte-t-elle au niveau contemporain ?

Cest avec lépoque du Maréchal Lyautey que nous pouvons parler véritablement dintroduction de lhorticulture ornementale au Maroc. Cétait au début du siècle dernier, au moment de la mise en place des schémas-directeurs des grandes villes comme Casablanca, Rabat ou FèsIl a tout de suite été confronté avec son staff darchitectes à un manque de pépinières .Il a donc crée le Jardin dEssais à Rabat, où un travail magnifique dimplantation a été accompli avec des espèces en provenance de toutes les colonies et même dailleurs, comme dAfrique du Sud ou dAmérique et même dAsie comme le VietNam . Ceci a donné naissance par la suite à une multiplication des pépinières .Mais bien avant eux ,les Arabes avaient déjà introduit loranger, lolivier et dautres espèces de Chine ou dAfghanistan ,mais pour des raisons économiques essentiellement et non ornementales.

Quelle serait votre définition du paysagisme ?

Le paysagisme cest larchitecture des espaces verts, des plantescest un travail, disons, de nature architecturale ou de nature au service de larchitecte. Dune autre manière et si lont peut le résumer ainsi, cest la nature apprivoisée au profit de lespace citadin, par lhomme de la cité pour tout dire.

Pour en revenir aux origines de la botanique moderne, quelles sont les nations pionnières qui ont le plus fait pour la vulgarisation et la reproduction des espèces ?

Les grandes nations colonisatrices comme la France ,la Grande-Bretagne, lEspagne , le Portugal ou bien encore la Hollande , tous ces pays avaient accordé de limportance à la botanique dans leur découverte du nouveau monde ,de nouvelles contrées et continents. Leurs recherches étaient axées et focalisées prioritairement sur les moyens de répondre à leurs besoins alimentaires et médicinaux, bien avant lornemental. Lintérêt pour eux était de trouver la nouvelle tomate, la nouvelle espèce dail, la plante idoine pour guérir la fièvre jaune ou le paludisme ou bien encore celle destinée à produire un tabac de bonne qualité. Laspect ornemental est venu bien après. Je citerai la France, la Grande-Bretagne et la Hollande comme les 3 pôles botaniques majeurs dans le monde. Je pense que le plus grand botaniste est pourtant suédois et quil doit sa célébrité au fait quil exerçait ses talents dans les grandes cours royales en Europe.

Quels regards portez-vous sur la culture in-vitro, pour le marché de l ornemental ?

Cette culture ne peut se concevoir que dans lhypothèse dune très forte demande et dun marché à fort potentiel. Actuellement au Maroc, celà se vérifie avec certaines espèces de tomates et pour le palmier à huile pour lesquels les plants sont reproduits dans des proportions considérables. Il en va bien autrement pour lornemental vu létroitesse du marché.
A ma connaissance, les seuls laboratoires qui existent actuellement travaillent sur le palmier-dattier, le bananier, la betterave à sucre, ou encore la pomme de terre et nont pas de vocation commerciale puisquils relèvent beaucoup plus du domaine de la recherche.. Il est prématuré, à mon avis, de parler de culture in-vitro pour ce qui concerne lornemental.